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COMPRENDRE LA MALADIE
 
 

Une maladie chronique évolutive - Définition de la maladie veineuse
Une maladie grave - Le rôle des veines - Les facteurs de risque

Une maladie chronique évolutive

La maladie veineuse apparaît progressivement, les jambes lourdes sont souvent les premiers signes de souffrance qui peuvent évoluer et se transformer en véritable insuffisance veineuse. En prendre conscience rapidement est essentiel pour prévenir les complications.

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Définition de la maladie veineuse

On peut distinguer 2 grandes maladies veineuses :

  • La maladie veineuse superficielle : lorsque le trouble atteint le système veineux superficiel (ce qui reste le cas le plus fréquent), l’affection est le plus souvent une varice (lien vers la définition du stade). Il s’agit d’une forte dilatation du système veineux : la remontée du sang jusqu’au cœur se fait avec difficulté, entraînant une stase (stagnation du sang) avec parfois des complications comme des inflammations ou des plaies aux chevilles. Ce sont les ulcères variqueux (lien vers la définition du stade).
  • La maladie veineuse profonde : si cette stase s’installe dans le système veineux profond, on risque alors une phlébite (lien vers la définition du stade). Un caillot peut se former dans les veines profondes et entraîner une embolie pulmonaire susceptible d’être mortelle.

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Une maladie grave

Évolutives, les maladies veineuses entraînent, en l'absence de prise en charge, des conséquences médicales, douloureuses et invalidantes dans la vie quotidienne. Certaines formes aigues des maladies veineuses peuvent également devenir graves, parfois mortelles. En effet, il y aurait chaque année en France 1

phlebite
  • 300 000 à 350 000 phlébites superficielles et profondes
  • 100 000 cas d’embolies pulmonaires avec
    15 000 décès par an

  • 1 Insee 1991

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Le rôle des veines

Les veines assurent le retour du sang chargé de toxines jusqu’aux poumons, celui-ci est alors réoxygéné et réacheminé vers le cœur d’où il repartira pour alimenter l’ensemble des cellules du corps. Les veines sont munies de valvules, sorte de clapets antireflux qui empêchent le sang de circuler en sens contraire et donc de descendre vers les pieds.

Des veines avec des parois de mauvaise qualité ou bien des valvules ne fonctionnant pas de façon optimale rendent difficile la remontée du sang et font apparaître les premiers symptômes de la maladie veineuse.

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Les facteurs de risque

Les facteurs non modifiables :

  • L’âge : à partir de 35 ans, le risque d’avoir des varices augmente.
  • L’hérédité : on a 90 % de chances de présenter des varices lorsque ses deux parents sont variqueux. Si un seul des deux parents présente une maladie veineuse, le risque d’en développer est alors de 25% pour les hommes et de 62% pour les femmes.
  • Le sexe : même si les hommes, contrairement aux idées reçues, développent aussi des maladies veineuses (50 % de femmes pour 30 à 40 % d’hommes*), les femmes restent des sujets plus sensibles. La sécrétion d’oestrogènes favorise l’apparition de varices et ce risque s’accentue au cours des étapes charnières de la vie d’une femme. Lors des premières règles, les jeunes filles sont invitées à consulter un spécialiste, surtout si elles sont, à cause de l’hérédité, des sujets à risque. La ménopause appelle aussi une attention aiguë puisque le système hormonal est fortement modifié.
  • La grossesse : pendant cette période, le bouleversement hormonal peut engendrer l’apparition d’affections veineuses. Noter aussi que le risque de présenter des varices s’accroît avec la multiplication des grossesses.

Les facteurs modifiables :

  • Le poids : l’excès pondéral augmente les risques de présence variqueuse. La lutte contre l’obésité trouve aussi sa raison d’être dans la mise à distance des problèmes veineux.
  • La sédentarité : on peut agir de manière significative sur les douleurs et les troubles veineux. S’astreindre à marcher, grimper les escaliers et pratiquer une activité sportive aura des conséquences réellement bénéfiques.
  • Les conditions de travail : la position debout prolongée, l’immobilité, l’exposition à une température élevée ainsi que le stress sont susceptibles de favoriser le développement de troubles veineux.
  • Une consultation tardive : plus le diagnostic se fait attendre, plus la maladie se développe et donc, s’aggrave.
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* Lange G. Insuffisance veineuse chroniques et varices : L’épidémiologie. In Collection de médecine vasculaire 2. Barthelemy P, Lefebvre D. Masson 1994